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Dérive participative ?

26 septembre 2007

Voilà qu’Hugo Chavez s’aventure sur un terrain qui ne semble pas très cohérent avec son image de zorro national : le promoteur d’une réforme constitutionnelle visant à promouvoir la démocratie participative locale. Je me garderai bien, pour ne pas avoir étudié le dossier de manière très approfondie, pour ne pas avoir été sur place, pour avoir lu des prises de positions antagonistes et également sincères, de juger de manière générale la politique du président vénézuélien.

chavez-conseils-communaux.jpg

La question que nous pose pourtant la mise en place de ses « conseils communaux », assemblées citoyennes gérant localement des budgets conséquents, n’est pas escamotable : une démocratie véritablement participative s’accommode-t-elle d’un régime basé sur la présence d’un leader charismatique fort ? Peut-on, culturellement, encourager la prise d’initiative, l’autonomisation des personnes, des groupes, des territoires, d’une part, et un sentiment de toute puissance de la tête de l’exécutif, qui redessine les règles du jeu nationales et internationales, redistribue les cartes économiques et politiques, polarise l’attention ?

La question vaut la peine d’être creusée… et on pourrait peut être même en tirer des enseignements pour l’avenir de la Sarkolandie !

J’attends avec impatience vos avis sur les relations que peuvent entretenir leader charismatiques et participation citoyenne !

Nicolas Leblanc

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One comment

  1. On ne peut pas discuter de ce sujet sans véritables informations, sans savoir ce qu’en pense ceux qui directement concernée, le peuple Vénézuélien. Il y a une énorme désinformation volontaire en occident à l’encontre de Chavez, non qu’il soit parfait, et c’est une grande gueule, mais la situation de la population s’est nettement amélioré et il tient tête aux USA et aux multinationales. Les comités de quartiers et citoyens,les associations et structures participatices ont fleuris depuis que Chavez a accédé au pouvoir … ils n’ont pas été créé par le haut mais par la base. Donc leur donner les moyens d’investir le champ de la gestion des affaires publiques locales, ça va dans le bon sens, voir dans l’évolution des choses.
    La constitution Vénézuélienne, contrairement à la notre permet la destitution d’un élu à mi-mandat par les électeurs, y compris le président, et elle ne peut être modifiée que par référendum, et Chavez s’est incliné deant le NON du dernier … alors je dirais que le Vénézuela est nettenement plus démocratique que nous. Il faut la lire la constitution, elle est longue (93 pages), mais de nombreux points permette à la population d’agir comme contre-pouvoir.
    Maintenant le temps permettra de voir jusqu’à quel point on laisse le peuple s’auto-gérer et si il n’y a pas de prise de pouvoir interne de certains au sein de ces comités qui les dévoieraient de leur objectif initial et les rendraient non représentatifs du peuple.
    Sinon intéressant à lire http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=279
    concernant en partie ce problème de pouvoir et participation au forum social mondial de Caracas en 2006
    amicalement
    A suivre



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