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Déboires (et à manger) de la gratuité

26 mars 2007

Ce billet a pour but de poursuivre le débat sur l’article “Déboires de la gratuité” dans Territoires n° 476, mars 2007

Jean-Christophe Lagarde, député maire UDF de Drançy, porte-parole de François Bayrou (ah bon ?) pour la campagne présidentielle, n’en finit pas de faire parler de lui. Depuis le début d’année, avec son collègue maire du Bourget, il a décrété que les cantines scolaires des écoles primaires publiques de son intercommunalité Le Bourget-Drancy seraient gratuites. Fort bien, dira l’observateur enclin aux avancées sociales. Mais, hélas, rien n’est simple dans ce bas monde.

M. Lagarde, se félicitant de son initiative, parle sur son site internet d’une « mesure sociale juste », plus juste en tout cas que le système « faussement social » du quotient familial. Tiens, moi qui pensais que les tarifs proportionnés aux revenus des parents étaient une bonne idée… Que leur reproche le maire de Drancy ? « 73 % des familles payent le tarif maximum de 3,22 euros le repas. » Voilà une donnée brute, qui ne dit rien en termes d’injustice.

D’abord, parce qu’un repas à 3,22 euros, ça n’est pas vraiment du vol (faudrait quand même voir le goût des épinards pour mieux se prononcer sur cette question…). Difficile même de faire un cours d’économie à un enfant en lui expliquant que son repas, service compris, ne coûte que 3,22 euros. Ensuite, car le système des quotients familiaux est justement de faire en sorte que ceux qui peuvent payer payent plus pour ceux qui ne peuvent pas, et qui payent moins.

À Drancy, le tarif minimal était de 0,5 euro. Si le réglage des revenus par rapport aux tarifs était mauvais, pourquoi ne pas le réviser plutôt que de le faire disparaître ? Si le tarif minimal était encore trop haut pour certains, pourquoi ne pas descendre jusqu’à la gratuité pour ceux qui en ont le besoin ? Il me semble que la justice sociale, en ces temps d’inégalités accrues, passe plus par la notion d’équité que par celle, aveugle à la redistribution, d’égalité.

Non ?

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One comment

  1. Effectivement, ça sent plus « coup de pub » juste pendant la campagne électorale.Une décition sans prendre en consideration l’avis de la communauté educative: parents d’élèves, prof, personnel de service des cantines scolaires, sans compter que le personnel administratif n’avait pas été consulté pour organiser le changement. Une vrai claque pour la democracie et le respect de ceux qui sont le plus concernés!
    D’autant plus que l’intercommunalité suposse la concertation et le debat avant d’une prise de décitions. Et la democracie locale en tout ça? les habitants n’étaient pas consultés non plus; il y a la manière de mettre en place les changements et les intentions cachés.

    Nous sommes donc face à une gratuité des repas qui ne sort pas d’une réelle volonté d’améliorer le conditions des familles, mais d’une publicité politicienne sortie comme un lapin d’un chapeau de magicien! Le non respect du personnel de service ni de la commaunauté educative qui aurait réagi autrement que dans la panique et le caos total le jour J de cette modification de taille, car elle a été annoncée aux medias le même jour par M. Lagarde maire de Drancy,qui a agit plus comme porte parole de M Bayru et non pas comme Maire responsable de sa ville et respectueux des habitants.



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