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À Bègles, ça cause.

24 janvier 2007

Ce billet a pour but de poursuivre le débat sur l’article “Bègles, parler pour dépasser la révolte” dans Territoires n° 474, janvier 2007.

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Bref résumé de la situation. Bègles, banlieue bordelaise, connaît quelques agitations en novembre 2005, notamment dans le quartier populaire Yves Farge. Le maire, Noël Mamère réagit en analysant les faits comme des conséquences d’un « mimétisme » plutôt qu’un « déchirement du lien social » et met en place des réunions mensuelles pour rencontrer les jeunes du quartier qui veulent débattre avec lui. La mayonnaise prend, non sans difficultés… mais ne tient pas dans la longueur. Car le statut de ses rencontres, de ce qui s’y dit, pose rapidement question. À cause de la difficulté de poser très précisemment les objectifs, pour les jeunes et pour la municipalité, de telles réunions, l’évaluation en est tout autant difficile.

Connaissez-vous d’autres expériences de rencontres régulières, formelles ou informelles, entre jeunes et élus, en direct ?

Il y a-t-il des bloggers bèglais qui souhaiterait témoigner ?

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7 commentaires

  1. Il existe de nombreuses formes de participation des jeunes à la vie de la cité qui permettent un dialogue entre les jeunes et les élus : les conseils municipaux de jeunes, les forums de jeunes, le bureau des jeunes… plus d’infos sur le site internet de l’anacej.


  2. Oui, bien sûr l’Anacej et ses conseils de jeunes et d’enfants sont une forme particulière de dialogue entre jeunes et élus. Mais c’est une forme assez instituée, je veux dire par là que nous cherchons plutôt des expériences d’élus qui, hors dispositif en place, tatonnent pour nouer des relations DIRECTES avec les jeunes. Et ceci en plus, à côté, contre, etc. un éventuel conseil des jeunes…

    Dans le cas de bègles, une de nos hypothèses est que ces relations sont justement intéressantes parce qu’elles sont informelles et, qu’en cela, elles permettent un lien humain formateur qui n’éxistait pas entre l’élu et les jeunes. Et, à la fois, nous constatons que ce non-formel construit aussi les limites de ces rencontres, qui peinent à trouver leurs règles, leurs objectifs, voire leur éthique…

    nicolas leblanc


  3. A partir du moment où le but est de mettre en oeuvre des rencontres informelles, je ne vois pas bien pourquoi vouloir définir des objectifs, des régles… Maintenant, si on pense que le dialogue avec les jeunes peut favoriser une politique municipale cohérente en leur direction, et sur toutes les compétences municipales, il convient de réfléchir à un mode de participation qui alliera les objectifs « nobles » du politique (prise en compte de l’avis des jeunes, formation des citoyens…) et des jeunes (agir concrétement autour d’eux, passer des moments festifs…).


  4. Au-delà de la volonté de mettre en place une politique municipale en direction des jeunes, l’expérience béglaise est surtout, je pense, née du constat d’absence de liens, d’absence de dialogue avec ces jeunes. Et c’est cette tentative de « remettre » ces jeunes dans l’espace du débat public (en tant qu’acteurs, auditeurs, détracteurs, provocateurs, demandeurs, etc.)qui me paraît intéressant dans la démarche béglaise. Les limites ensuite sont celles de la traduction en actes de ces rencontres. Il n’empêche qu’un premier pas a été franchi puisque ces jeunes ont « renoué » avec la politique. Et ce qui transparaît c’est qu’ils attendent en priorité des actes politiques en faveur de l’insertion, de l’emploi, du logement, de la lutte contre les discriminations, plutôt que des politiques dites « jeunesse »….

    Aline CHAMBRAS, journaliste à Territoires


  5. Aline,

    Je suis surpris qu’on puisse penser qu’une politique de jeunesse cohérente ne comportent pas des objectifs liés à l’insertion, lemploi, le logement, mais également la santé, les déplacements, … La question de la jeunesse est évidemment transversal, au même titre que toutes les questions liées aux publics qui peuvent être considérés comme « prioritaires » : les personnes agées, handicapés, les immigrés… C’est bien à ce titre que fleurissent de nombreuses structures de participation des citoyens : pour que la politique tiennent compte des besoins et aspiration de chacun !


  6. Fabien, je ne pense pas qu’une politique de jeunesse cohérente ne comporte pas des objectifs liés à l’emploi, l’insertion, etc.. Bien au contraire. Néanmoins, de nombreuses politiques jeunesse ont eu (et ont encore) souvent tendance de se contenter d' »animer », d' »occuper » les jeunes. En gros de répondre à la question « les jeunes on en fait quoi? »…
    Or, l’exemple Béglais montrent que ces jeunes revendiquent surtout le droit d’être entendu dans les débats politiques, et d’y peser, et plus largement encore que les politiques prennent en compte la discrimination (vécue ou ressenti) dont ils sont l’objet… Autrement dit le « sois jeune et tais toi » ne leur convient pas… Et les limites de l’expérience béglaises sont justement de ne pas réussir à faire passer dans le débat public traditionnel les remarques des jeunes….


  7. Nos avis convergent Aline, et c’est pourquoi en ces temps d’élections multiples, il est nécessaire d’informer nos élus sur les attentes réélles des jeunes, surtout que c’est d’après le journal des maires leur première préoccupation ! Je pense qu’il ne fait plus parler de politique de jeunesse, mais de politique de participation de la jeunesse, qui elle, nous permet d’être au plus prés de l’intéret général !



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