h1

Une formule à la carte…

14 décembre 2006

Ce matin, la rédaction était encore en grande réunion pour caler les derniers détails de la nouvelle formule de Territoires.

Evidemment, une nouvelle formule, c’est l’occasion de se poser des questions essentielles : qu’est-ce que l’information, que l’actualité, que les médias, qui lit Territoires, à qui voulons-nous nous adresser, quels sont nos objectifs éditoriaux?, etc. Le conseil d’administration de l’Adels, qui édite la revue, et l’équipe de rédaction ont discuté ces points depuis deux ans pour aboutir à cette nouvelle formule, que vous découvrirez dans quelques semaines…

Mais une nouvelle formule, une fois débattues les questions de fonds, puis, et ce n’est pas non plus une mince affaire, les questions rédactionnelles (quel enchaînement d’articles, quel longueur pour telle rubrique, quel traitement pour telle info, etc.), c’est aussi une nouvelle maquette. Certains penseront que c’est le plus simple. Hors de question pour moi de parier un rouble là-dessus…

Car la maquette, c’est l’outil de médiation qui va présenter les textes aux lecteurs. C’est ce qui fera que toutes les réponses que nous avons apportés à notre projet éditorial seront lisibles ou non. A quoi sert de penser une formule politiquement intelligente, si elle est illisible ? Et il s’en faut de très peu qu’un texte soit ou non bien mis en valeur… Les choses se jouent souvent à une pincée de sel : un intertitre qui manque, un chapeau trop long, ou la présentation de l’auteur de l’article mal placé dans la page. Car l’œil, surtout celui qui est pressé, est sans pitié : il survole la page et doit comprendre immédiatement le statut de chaque partie du texte, sous peine de ne pas faire la mise au point et de voler vers d’autres cieux.

J’aime à penser qu’un texte s’habille comme on cuisine un met. On le dégraisse, on l’assaisonne, on le présente dans une belle vaisselle, on le marie à d’autres plats ou à un vin… Il peut être fade ou pimenté, sec ou gras, digeste ou non, être long à l’oreille ou s’oublier aussitôt lu !
De même, pour filer la métaphore gastronomique, les assaisonnements qui l’accompagnent peuvent être fort nombreux et forts différents. Ils me font penser à ces plats des menus du siècle dernier qui se succédaient avec une telle cadence qu’ils mettraient à genou n’importe quel convive contemporain (pour un bon exemple : Londres, noël 1899 ; et pour un très mauvais ☺ : Gagarine, 1961 ). Et les fautes d’orthographe, de grammaire ou typographiques sont autant de cheveux qui traînent dans la soupe…

Résumons. Un texte peut avoir à supporter : un surtitre, un titre, un sous-titre, un chapô (ces quelques lignes qui « résument » un article), des intertitres (au fil du texte), des relances (ces citations mises en exergues), des illustrations iconographiques ou rédactionnelles, d’éventuelles légende. Ajoutons la présentation de l’auteur, avec ou sans photo, les notes de bas de page, les contacts et les définitions éventuels, la ou les lettrine, la puce de fin de texte, les flèches qui font suivre d’une page à l’autre, les rappels de titre, etc.
Evidemment, chaque texte n’a pas besoin de tout cet attirail… Il faut, article par article, rubrique par rubrique, choisir ; faire sa formule à la carte.

Pour l’instant, les dernières épices trouvent leur place, les vins décantent et les marmites sont à feu doux. J’espère que vous ne serez pas déçus au moment de passer à la table… de lecture !

Nicolas Leblanc

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :